• GÖKHAN INLER

    Calme intérieur et victoires

    Se régénérer avec maestria : le secret du succès du capitaine de l'équipe nationale pour en savoir plus

  • CYBER-MOBBING

    Sortir du cercle vicieux

    Enfants et adolescents victimes des réseaux sociaux : enfin de l'aide pour en savoir plus

  • CULTUREL

    Le fromage qui fait entendre le son des cloches

    Découvrir la région d'Emmental pour en savoir plus

  • SLOW FOOD

    Apprendre á savourer

    Manger sans hâte ni remplissage pour en savoir plus

Un NuméroSûr

Le magazine de la Bâloise Assurances

#1 #12013
Vers le sommaire
Un NuméroSûr | #1/2013 | Table des matières
Un NuméroSûr | #1/2013 |
Un NuméroSûr | #1/2013 | Fermer

Un poste de travail sur mesure

Christine a l'impression d'avoir passé sa journée à déplacer des sacs remplis de pierres. La musculature dorsale est tendue et dure. Elle peut à peine se pencher pour ôter ses chaussures. Et les antidouleurs  ne sont pas d'une grande aide. La jeune femme ne travaille pourtant pas sur un chantier mais dans le département de comptabilité d'une petite entreprise de transport. Néanmoins, ses conditions de travail laissent largement à désirer. La chaise, la table, la hauteur de l'écran de l'ordinateur : rien n'est conforme. Christine mesure 1,87 m. Pour faire son travail, elle doit littéralement se plier en deux, tous les jours, avec des conséquences douloureuses.

Une étude du bureau suisse de promotion de la santé confirme certes que les conditions de travail ayant un impact sur la santé sont nettement meilleures en Suisse que dans d’autres pays européens.  Il n’en reste pas moins que  31 pour cent des personnes interrogées ont indiqué que leur bien-être n'était pas pleinement assuré au travail. Dix-huit  pour cent ont fait état de douleurs dorsales, 17 pour cent ont mentionné le stress et 13 pour cent se plaignent de douleurs dans les épaules et le cou. Le résultat direct se fait sentir par des absences nombreuses. Avec des conséquences non négligeables. Le coût des absences au travail et des maladies  se chiffre pour l'économie suisse en milliards de francs.

Plus que du sport
Stephan Bartels est coach de santé. Il connaît ces spirales de douleurs qui touchent les gens au travail, comme pour Christine. Bartels a déjà pu se faire une idée de la situation dans plus de 50 entreprises internationales, qu’il a aidées  à établir une gestion de santé au travail de qualité. « Lorsque j'ai débuté ma carrière, nombreux étaient ceux qui pensaient que je souhaitais uniquement animer les entreprises et leurs collaborateurs à la pratique du sport. En fait, il s'agit principalement d'établir des structures et des sensibilités pour créer un environnement de travail sain. Le terme de santé doit être défini dans chaque entreprise au niveau de la direction et reconnu comme valeur à part entière. Cela fait, on peut ensuite aborder la question de l'offre d'activités sportives », explique Bartels.

RESPIRATION Inspirer lentement, compter jusqu'à 5 – faire une courte pause, expirer, compter jusqu'à 8.
Répéter l'exercice 5 fois par exemple.
MUSCULATURE Poser les deux mains sur les cuisses, serrer un poing 15 sec., puis relâcher 45 à 60 sec. et recommencer avec l'autre main.
YEUX Frotter les mains ensemble jusqu'à ce qu'elles soient chaudes. Couvrir les yeux pendant 3 minutes de manière à ce qu'ils ne perçoivent plus de lumière. Sentir la chaleur de vos mains.
RESPIRATION Inspirer par le nez, expirer par la bouche en pressant légèrement les lèvres l'une contre l'autre.
SATISFACTION Fermer les yeux. Penser à un lieu ou à une situation qui vous a apporté un moment de bien-être et de sérénité.
MOUVEMENT Avant ou après une réunion, marcher pendant au moins 10 minutes pour vous vider l'esprit.
PIEDS Bouger les orteils dans les chaussures. Les replier, les étirer et les remuer plusieurs fois.
EPAULES Inspirer et tirer les épaules vers le haut, faire une petite pause. Expirer et laisser tomber les épaules vers le bas.
MESURER LE POULS Coller les mains ensemble afin que les bouts des doigts se touchent. Sentir le pouls entre les pouces, les index et les majeurs, etc.

Le manque de communication avec les collègues, une faible reconnaissance de son travail, mais également une pression économique toujours plus forte, des restructurations et la peur de perdre son travail qui en résulte font grimper vertigineusement les absences pour raison de maladie et chuter en même temps l’efficacité de l’entreprise, explique le coach de santé. « À l'inverse, dès qu'une entreprise pratique une politique de la famille et de la personne et développe une conscience de la santé de ses collaborateurs, le nombre d'absences diminue. » Bartels est formel : seules les entreprises saines au sens premier du terme peuvent attendre sur la durée des performances régulières de leurs collaborateurs.

Un long chemin
Stephan Bartels sait que le chemin vers la solution idéale est souvent long et semé d'embûches : « Il est question ici d'êtres humains et d'habitudes.  Il n'est pas possible de tout modifier avec un simple levier, comme pour une machine. » Parfois cependant, il suffit d'examiner une situation plus précisément et d'adapter le poste de travail à la personne et non l'inverse. Cette simple constatation est déjà un grand bienfait pour le dos de Christine.

 

Encourager la responsabilité personnelle

La Bâloise Assurances a mis en place dans l'ensemble de l'entreprise une politique de gestion de la santé au travail complète. Elle répond ainsi à la question de savoir comment les employeurs ainsi que les employés peuvent créer un environnement de travail sain et motivant. Jaqueline Schreiber, directrice de la gestion de la santé au travail de la Bâloise répond aux questions sur la politique de promotion de la santé en entreprise.

Madame Schreiber, sur quoi avez-vous mis l'accent dans votre gestion de la santé au travail ?
J. Schreiber : clairement sur deux points. D'une part, sur l'estime que la direction a pour les employés et, d'autre part, sur la responsabilité personnelle de l'employé. Nous ne pouvons pas assumer la responsabilité d’une alimentation saine, de la vie de couple ou des problèmes personnels des collaboratrices et des collaborateurs, mais nous pouvons leur offrir un soutien à leur responsabilité personnelle.

Comment parvenez-vous à renforcer la responsabilité personnelle tout en incluant la direction dans le processus ?
J. Schreiber : Nous apprenons à nos collaborateurs à être attentifs à tous les signes et à être prêt à opérer des changements si cela contribue à leur bien-être. En outre, nous encourageons la culture du feedback par des projets spécifiques destinés aux cadres aussi bien qu'aux collaborateurs. Il s'agit avant tout d'encourager le dialogue, mais aussi d'apprendre à demander aux gens ce qu'ils pensent.

Quel a été là la Bâloise l'impact sur les absences pour raison de santé ?
J. Schreiber : Avec sept jours de maladie par personne et par an, nous nous situons au-dessous de la moyenne suisse.  Nous essayons surtout de maintenir le nombre d’absences de courte durée aussi bas que possible et de lutter contre les nombreux défis de notre temps. J'entends par là l'âpreté de la concurrence, les contraintes budgétaires, la crise économique, les pertes d'emplois, etc. Notre objectif consiste à nous assurer que les collaborateurs sont bien informés, motivés et capables d'élargir et utiliser leurs connaissances sur la santé. Ainsi, ils peuvent maîtriser leur propre vie, ce qui mène au bien-être.

1 votes, moyenne: 4,00 sur 5,00

Derniers commentaires Répondre

Retour au début
Un NuméroSûr | #1/2013 |
Un NuméroSûr | #1/2013 | Fermer
http://www.nummersicher.ch/fr Un NuméroSûr Le magazine de la Bâloise Assurances Actualités en bref